Saturateur ou lasure : le bon choix en 3 minutes
Deux produits, deux philosophies : la lasure habille le bois d'un film souple, le saturateur le nourrit en profondeur. Le bon choix dépend d'une seule question : votre bois est-il horizontal ou vertical ?
La différence fondamentale
La lasure est filmogène : elle dépose une pellicule microporeuse, satinée, qui protège tant qu'elle est intacte. Le saturateur est non filmogène : il imprègne les fibres et ne peut donc ni cloquer ni peler.
| Saturateur | Lasure | |
|---|---|---|
| Aspect | Mat, bois naturel | Satiné à brillant, « fini » |
| Surfaces horizontales (terrasse) | Excellent | Déconseillé : cloque et pèle |
| Surfaces verticales (volets, bardage) | Très bon | Excellent |
| Durée avant entretien | 1–2 ans | 3–8 ans |
| Nature de l'entretien | 1 couche, sans ponçage | Ponçage/décapage puis recouche |
| Risque d'écaillage | Nul | Réel avec le temps |
Le verdict par support
- Terrasse, plage de piscine, escalier extérieur : saturateur, sans hésiter — voir saturateur terrasse.
- Volets, portail, menuiseries : lasure si vous voulez un fini satiné durable et espacer l'entretien ; saturateur si vous préférez l'aspect bois brut et un entretien facile — voir saturateur volets.
- Bardage : les deux se défendent ; le saturateur vieillit plus élégamment (pas d'écaillage) — voir saturateur bardage.
- Mobilier de jardin : saturateur ou huile — voir huile ou saturateur.
Incompatibles entre eux : on ne sature pas un bois lasuré (le film bloque la pénétration) et on ne lasure pas un bois fraîchement saturé (le gras empêche l'accroche). Dans les deux sens, il faut revenir au bois nu.
Pour aller plus loin
Mêmes matchs avec les autres finitions : saturateur ou vernis, saturateur ou peinture, huile ou saturateur. Et pour passer à l'action : notre comparatif des saturateurs.